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Evénement [ La Bataille
des Reines ]
Bataille des Reines aux Houches
Dimanche 23 septembre 2007
"Pour l'amour d'une reine" par Fabienne Sabatier
Liens en rapport avec les vaches de la race
d'Hérens
Cette année la Bataille des Reines se déroule aux Houches. L'association des Eleveurs de vaches
de la race d'Hérens en est l'organisatrice.
Plus de 100 vaches participeront à cette rencontre traditionnelle.
Elles représenteront une trentaine d'éleveurs de vaches
de la race d'Hérens, les vaches noires !
Cette bataille a lieu naturellement dans les alpages, les vaches
désignant la chef, la Reine du troupeau. Tête contre
tête, c'est une épreuve de force. Pas de coup de cornes,
pas de sang versé, juste la puissance ! La gagnante est celle
qui réussit à repousser et faire abandonner son adversaire.
Les vaches sont classées en 6 catégories, dans chacune
de celles-ci est désignée une Reine.
Le combat final désigne la Reine des Reines !
6 catégories :
Génisses de mois de 2 ans
Génisses de 2 à 3 ans
Vaches 1er veau
Vaches de mois de 520 kg
Vaches de 520 à 565 kg
Vaches de plus de 565 kg
Patinoire
de 10 heures à 19 heures
Présence de 30 éleveurs,
soit plus de 100 bovins de la race d'Hérens
PROGRAMME
8 heures à 10 heures : pesée du bétail et numérotage
10h30 : début des luttes, qualifications sur 6 catégories
12h00 : restauration : Espace Olca
13h30 à 15h00 : suite des qualifications
15 heures à 17 heures 30
finales par catégories
18 heures : résultats et remise des prix
"
POUR L'AMOUR D'UNE REINE"
par Fabienne SABATIER, dans Info
Mont-Blanc
Le 28 septembre prochain, le village des Houches accueillera le
traditionnel et très populaire combat des reines. Star incontestée
de ce spectacle inoubliable, la vache d'Hérens, une race
sauvée de l'extinction par quelques éleveurs passionnés.
Celui qui n'a jamais assisté à un combat de reines
ne peut sans doute pas imaginer l'intérêt de la chose.
Alors, qu'il vienne assister au spectacle et il comprendra. Rares
sont, en effet, les manifestations populaires susceptibles de déchaîner
à ce point les passions. Passion du public pour des batailles
titanesques, passion de l'éleveur pour son animal, passion
de l'animal pour son maître. Vu de loin, cet engouement
forcené pour une vache peut paraître étrange,
sauf qu'il ne s'agit pas de n'importe quelle vache. Vaillante, solide,
rustique, volontiers orgueilleuse et même un brin condescendante,
la fille d'Hérens est unique en son genre. Avec raison, d'ailleurs.
Car s'il n'y avait pas eu quelques éleveurs du Valais et
des environs de Chamonix pour la sauver de l'oubli, la demoiselle
aurait disparu de la surface de la Terre. Pourquoi ? Uniquement
parce que les qualités qu'on attend d'ordinaire de la race
bovine lui font cruellement défaut : médiocre laitière,
elle n'a guère pour atouts que sa formidable adaptation au
milieu montagnard et son instinct combatif. Petite -environ 1,22
M au garrot- reconnaissable à sa robe foncée et à
ses cornes fortes et développées, la vache d'Hérens
n'a plus de réelle utilité dans une région
où l'alpage a laissé place aux pistes de ski. Elevée
quasiment pour le seul plaisir de son propriétaire, elle
se donne maintenant des airs de femme entretenue qui distribue ses
faveurs à un public pétri d'admiration.
Fantasque et combative, la vache d'Hérens est une séductrice
Trompeuse apparence... Car si elle amuse la galerie un jour par
an dans les quatre villages -Argentière, Les Houches, Servoz
et Les Contamines- qui constituent sont traditionnel circuit, son
combat dans les champs est quotidien. C'est même là
que réside l'origine des batailles, luttes pour le pouvoir
au sein d'un troupeau orphelin de son leadership naturel, le taureau,
écarté pour des raisons évidentes lors de la
domestication.
Qu'elle descende de l'aurochs ou du zébu -les avis sont partagés
sur sa filiation- la race d'Hérens reste le témoin
privilégié d'une antique civilisation rurale dans
laquelle la vache joue un rôle essentiel, symbole de puissance
pour celui qui la possède. On est donc passé incidemment
de l'animal utile à celui de combat et de gloire, transition
facilitée par le goût atavique des bêtes pour
la lutte. Lorsqu'une concurrente -on en attend plus de cent aux
Houches- l'emporte sur une autre, sa notoriété rejaillit
sur son maître. Et si jamais elle triomphe au point d'être
couronnée reine des reines, le bonheur est absolu et compense
tous les sacrifices consentis. Bernard Simond, éleveur aux
Houches, est un habitué du sacre suprême. Habitué
mais pas blasé, bien au contraire. Le voir encourager ses
vaches de la voix ou du geste est un spectacle d'autant plus savoureux
que, si les chocs frontaux peuvent être violents, les deux
adversaires prennent très vite leur mesure réciproque
et n'hésitent pas à rompre le combat en cas de supériorité
certaine de l'une ou de l'autre. Pas de risque de blessure, donc,
juste une lutte pour la victoire devant un public qui, initié
ou non, se laisse vite séduire -un comble !- par ces étonnantes
petites vaches. Conclusion, un spectacle à ne pas manquer.
Fabienne SABATIER
Liens en rapport
avec les vaches de la race d'Hérens
Fédération
suisse d'élevage de la race d'Hérens
Le
combat des Reines à Servoz en 2001 sur TV Mountain
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